Protocole de redirection écologique – prisme numérique

Ce protocole de redirection écologique a été développé dans le cadre de mes travaux de thèse et testé dans un éco-village et une mairie.

N’hésitez pas à le lire, le partager (licence CC-BY-SA), le modifier, l’adapter, et surtout prenez le temps de me faire des retours si vous en avez. Je serais ravi d’avoir des critiques constructives pour le faire évoluer. Pour me contacter : valentin.girard2@univ-grenoble-alpes.fr

!! Cliquez sur une image pour télécharger le protocole !!

Les outils numériques sont pervasifs : « ils pénètrent toutes nos activités, des plus intimes aux plus collectives » (Boullier, 2019). Pour cette raison, questionner leurs usages est une porte d’entrée intéressante pour questionner plus largement la direction politique et écologique vers laquelle nous nous dirigeons en tant que société.

Poser ces questions à l’échelle des organisations que nous côtoyons (établissement scolaire, entreprise, mairie, syndicat, centre de santé, etc.) permet de ne pas se cantonner aux petits gestes individuels, ni à une critique trop globale du “système” sur lequel nous n’avons que peu de prises. Cela permet de s’organiser collectivement pour repenser la place du numérique à une échelle sur laquelle nous avons des leviers d’action forts.

Ce dossier présente une proposition de protocole de redirection écologique par le prisme des pratiques numériques. La redirection écologique (RE) est une démarche qui consiste à faire cheminer les organisations vers une soutenabilité socio-écologique en questionnant sa direction politique plutôt que se restreindre à la seule question des moyens techniques utilisés. Cette démarche se base en grande partie sur un processus d’enquête au sein de l’organisation, pour comprendre ses dépendances et attachements à la société techno-industrielle, ainsi que sur la mise en débat de la notion de renoncement. Cette dimension est centrale pour se détacher du modèle de société actuel et viser la soutenabilité socio-écologique, mais l’arbitrage doit se faire démocratiquement.

Le protocole accompagne donc les organisations dans:

  • La sensibilisation aux effets systémiques du numérique
  • L’enquête sur les attachements de l’organisation au numérique
  • La recherche d’autres manières d’exister
  • Le processus de renoncements à certaines entités
  • L’arbitrage démocratique dans ce cheminement
  • La mise en place de changements

Il se déroule en cinq phases. Ces phases ne sont pas nécessairement séparées dans le temps (il est possible de mener plusieurs phases en même temps), et peuvent être itératives (il est possible de revenir sur des phases dans un esprit d’amélioration continue). Les cinq phases sont les suivantes :

En complément du protocole général, le dossier détaille en seconde partie un exemple d’application concrète de conduite du protocole, avec les supports associés disponibles en annexes.

Bonne lecture, bonne redirection 😉

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